Villes au Maroc

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Tanger
Tétouan
Asilah
Saidia
Marrakech
Ouarzazate
Casablanca
Rabat
El Jadida
Fès
Essaouira
Agadir
Meknès
Taroudant
Dakhla
Safi

 

 

Tanger, Aux environs
À Tanger, deux caps permettent d’assister à de magnifiques levers et couchers du soleil. De parfaites occasions pour faire des promenades zen et romantiques.

Le Cap Spartel
C’est l’endroit idéal pour admirer le coucher de soleil sur l’océan Atlantique, à environ 12 km de Tanger. En chemin, vous pourrez vous arrêter aux grottes d’Hercule. D’après la légende, ce serait là que ce demi-dieu de la mythologie grecque se serait reposé après avoir creusé le détroit de Gibraltar. Ces grottes sont envahies par l’eau à marée haute. Leur ouverture ressemble à une carte de l’Afrique inversée. À 500 m des grottes, un site romain a également été restauré. Il s’agit de l’ancienne ville de Cotta, dont il subsiste notamment les ruines d’un temple et celles de thermes. Le Cap Spartel est couvert d’une belle végétation de chênes-lièges, de genêts et d’eucalyptus. Il accueille un joli phare construit en 1865.

Le Cap Malabata
Voici l’endroit rêvé pour assister au lever de soleil sur la mer Méditerranée, à 10 km de Tanger. La route menant au phare du Cap Malabata, bordée de petites criques et de plages de sable désertes, vous réserve des vues somptueuses sur le détroit de Gibraltar et sur les côtes espagnoles. Arrivé au phare, vous bénéficierez d’un panorama splendide sur la ville et sur la baie de Tanger. Plus loin sur la même la route, vous vous arrêterez à Ksar Es-Seghir, un petit port de pêche où se tient le samedi un souk animé et coloré. Non loin, une belle plage de sable s’offre à vous.

Tanger,Destination mythique
Aujourd’hui encore, le charme puissant de Tanger opère… Des ruelles anciennement sulfureuses du Petit Socco aux terrasses plus que jamais avant-gardistes des nombreux cafés.

Tanger la blanche
De tout temps, la médina de Tanger a fasciné et inspiré les artistes. Eugène Delacroix, Henri Matisse, Paul Bowles, Tennessee Williams, Jean Genet… la liste est encore longue. Tous ont succombé au charme de la place du Petit Socco et de ses cafés, dont le fameux Tingis. Ceci malgré sa réputation sulfureuse en raison des casinos et dancings qui y foisonnaient à l’époque. Au nord de la médina, l’ancien Palais du Mendoub, construit en 1929, est aujourd’hui une maison destinée à accueillir les hôtes étrangers de marque. À l’extrême sud, est installé le musée de l’ancienne légation américaine. Ce bâtiment abrite des peintures et toute une salle est consacrée à l’écrivain américain Paul Bowles. C’est par la place du Grand Socco que vous sortirez de la médina, un lieu très animé le soir venu, qui entame la transition vers la ville nouvelle.

La ville nouvelle
Au nord de la place du Grand Socco, le parc de la Mendoubia vous offre une agréable balade. Figuier banian géant et dragonnier qui aurait 800 ans ponctuent la visite. En empruntant la rue de la Liberté, une artère commerçante, vous arriverez à la place de France. C’est le cœur de la ville moderne avec le célèbre Grand Café de Paris et l’hôtel El Minzah fréquentés par les grands noms des arts et de la littérature de la fin XIXe et du début XXe siècles. Ce lieu est toujours à la mode. En évoluant sur la place de Faro avec ses canons, vous découvrirez la vue époustouflante sur la médina, le port et la baie de Tanger. Au sommet de la falaise, le mythique café Hafa surplombe le détroit de Gibraltar.

À retenir
Tanger est la ville d’Afrique la plus proche de l’Europe, peuplée de près d’1 millions d’habitants. Tanger n’est qu’à 3h35 de vol de Paris. Il y a 2h de moins qu’en France en été et 1h de moins en hiver.
L’aéroport Ibn Batouta se situe à 15 km du centre ville de Tanger et le meilleur moyen pour s’y rendre est d’emprunter un taxi. Sinon, il est également possible, pour les vols en provenance de Paris et province, d’arriver à l’aéroport de Rabat Salé, puis de se rendre à Tanger en voiture (3h de trajet)

A voir / A faire à Tanger
Dans la médina de Tanger, sirotez un thé à la menthe sur la place du Petit Socco. La rue Jemaa el Kebir est l’une des plus animées de la médina. Sur la partie la plus haute, se trouvent la Kasbah et les anciennes écuries du fort. Dans la ville nouvelle, baladez vous jusqu’au Grand Socco où a lieu le grand souk de Tanger. Allez voir aussi : les jardins de la Mendoubia, le musée d’art contemporain, l’église st Andrews, la terrasse des paresseux qui offre un superbe panorama sur la baie et le port. Reposez vous sur les plages de Tanger où se rejoignent la mer méditerranée et l’océan Atlantique et profitez en pour vous baigner.

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Tétouan,Tout un art de vivre
Ville hispano-mauresque de charme, Tétouan joue sur le mélange des cultures tout en restant gardienne et vitrine de ses plus belles traditions.

La médina et El Ensanche
La médina de Tétouan et son lacis unique de ruelles ombragées, est inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Son important mellah (quartier juif) fut appelé la petite Jérusalem. C’est l’endroit le plus animé à la nuit tombée. Ici, les souks sont bien séparés, chaque corps de métier occupant un périmètre précis. La rue Tarafin, bordée de bijouteries, mène à la place Hassan II et au Palais Royal, bel exemple de l’architecture hispano-mauresque. À l’ouest, côté moderne, s’étend la ville nouvelle, El Ensanche. Ses petits immeubles de cinq étages au maximum, avec des commerces au rez-de-chaussée, ont été construits sous le protectorat espagnol.

Musées et écoles
Dans la médina, se trouvent le musée archéologique, proche de la porte Bab Tout, et le musée des Arts Marocains, à côté de Bab El Oqla. Le premier présente de belles mosaïques et une multitude d’artefacts de l’époque romaine, empruntés au site de Lixus. Le second, ethnologique, expose des costumes traditionnels et des instruments de musique régionaux. Proche de ce musée, l’école des Arts et Métiers enseigne toutes les spécialités artisanales. L’institut national des Beaux Arts, fondé en 1947 par Mariano Bertuchi, peintre espagnol, a la particularité de disposer depuis 2000 d’une section d’enseignement de la bande dessinée. Elle accueille chaque année depuis 2004 le festival international de la Bande Dessinée.

À retenir

Que ce soit dans ses souks ou dans ses musées, Tétouan conserve une culture des plus vivantes.
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Asilah,Un charme puissant

Au sud de Tanger, sur la côte atlantique, Asilah est une ville d’artistes réputée pour sa blanche médina, ses remparts et sa vie culturelle très animée.
Une architecture hispano-mauresque
Ce n’est pas un hasard si la médina d’Asilah a obtenu le prix Agha Khan d’architecture. Ses ruelles restaurées délimitées par des maisons blanches aux volets verts ou bleus sont une pure merveille. La vieille ville hispano-mauresque est entourée de remparts datant de l’époque portugaise (fin XVe siècle) dont une partie donne sur les rochers surplombant la mer. Trois portes monumentales et un passage plus discret permettent de pénétrer dans la médina. Sur la place Ibn Khaldoun se dresse la tour Al Kamra, un donjon portugais du XVe siècle.

Une ville d’artistes
Assez calme pendant l’hiver, la petite ville s’anime vraiment à partir du printemps et à l’approche de l’été, au moment de son célèbre moussem culturel. Depuis les années 70, le cachet de l’endroit attire beaucoup d’artistes dont plusieurs peintres marocains. Bon nombre de leurs œuvres peuvent être admirées directement sur les murs de la ville. D’autres peintures sont exposées toute l’année au centre Hassan II au cœur de l’ancienne médina. Dans une rue voisine, s’élève le palais de Raissouni. Cette belle maison de style hispano-mauresque abrite également un centre culturel. Plus récemment, la Grande Bibliothèque Prince Bandar Ben Soltane a été inaugurée. Bénéficiant des dernières technologies, elle s’élève sur deux niveaux et comprend, entre autres, un auditorium de 650 places et un cybercafé.
À retenir

Véritable petit bijou architectural hispano-mauresque, la vieille ville d’Asilah demeure à l’heure actuelle une escale culturelle de charme.
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Saidia, Splendeur de la Méditerranée
La perle bleue du Maroc, Saïdia, se modernise pour que vous puissiez bientôt profiter de la Méditerranée turquoise, de sa plage de 14 km et d’un arrière-pays splendide.

Ruban doré
Une belle baie, et surtout, 14 km de plage de sable fin… Saïdia est un resort de nouvelle génération qui préserve son cachet marocain. Flânez sous les mimosas et les eucalyptus qui bordent la plage, bronzez sans complexe et surtout plongez vite dans cette eau turquoise qui vous invite à la détente.

Corniche de rêve
Pour apprécier la transparence et la clarté de la mer qui clapote doucement, une promenade sur la corniche s’impose. C’est le rendez-vous des familles et des estivants en fin de journée, lorsque le sable prend une teinte mordorée et que tout devient plus doux et plus tendre.
Appel du large

La toute nouvelle marina, qui compte 850 anneaux, sera un but de promenade, même si vous n’êtes pas marin ! Vous y trouverez des écoles de voile, de plongée et de ski nautique. À proximité, des restaurants, un centre thermal, des boutiques. Un éventail diversifié d’activités et de services vous est proposé pour passer des vacances inoubliables dans un cadre qui joue la carte de l’élégance et du confort contemporain.
Escapade urbaine

Profitez de votre séjour à Saïdia pour aller à Oujda, à une soixantaine de kilomètres au sud de la station balnéaire. La capitale de la région de l’Oriental du Maroc possède une belle médina dont la kasbah, l’ancienne citadelle, veille sur une école coranique du XIVe siècle. Oujda vous invite aussi à explorer ses beaux marchés. C’est l’ambiance rêvée pour écouter la musique gharnatie, les mélancoliques sonorités arabo-andalouses.
À retenir

La nouvelle Saïdia promet de devenir l’une des stations balnéaires les plus prisées de la Méditerranée. Plage superbe et eaux claires sont au programme…
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Marrakech éternelle
Cette ville légendaire, l’une des quatre cités impériales du Maroc, a donné son nom au pays. Un lieu authentique, préservé.
Première promenade
Palais Bahia

Arriver à Marrakech, c’est franchir les portes du temps. En cheminant dans les ruelles pittoresques de la vieille ville médiévale, la médina, il est aisé d’imaginer les caravaniers qui chargeaient leurs dromadaires de denrées, d’outils et d’objets artisanaux. Les souks offrent tout ce que le voyageur attend : couleurs, ambiances, parfums, visages souriants et accueillants. Celui de Semmarine est consacré aux vêtements.

Dans les petites rues qui le bordent, vous trouverez de nombreux vêtements typiques réalisés selon les procédés traditionnels. Quelques échoppes y proposent aussi des bijoux ou des antiquités. Et sur la fameuse place Jemaa El Fna, c’est un univers médiéval qui s’offre, nuit et jour : conteurs, commerçants et charmeurs de serpents rivalisent pour capter l’attention des passants. Vous serez aussi accostés par des singes malicieux. À portée de regard se dresse l’emblème de la ville : le splendide minaret de la mosquée de la Koutoubia. De style hispano-mauresque, ce chef d’œuvre du XIIe siècle a inspiré les bâtisseurs de la Giralda à Séville.

Les amoureux de l’Orient éternel visiteront le splendide palais de la Bahia, où appartements de prestige et patios secrets alternent dans un raffinement souligné par les surprenants jardins andalous. Non loin de là, se dresse le musée Dar Si Said. Ce palais vaut la visite pour sa richesse architecturale. Consacré à l’art marocain, il vous permettra de vous plonger au cœur du mode de vie du pays jusque dans ce qu’il a de plus quotidien. Un rêve pour ceux qui aiment flâner et apprendre, sentir et ressentir. Prenez le temps de regarder et d’écouter…

Marrakech attachante
Plus qu’une cité, Marrakech est une perle polie par l’histoire et le goût de l’accueil, sachant accueillir ses invités à bras ouverts depuis des siècles.
Rencontre du passé et du présent.
Jardin de Majorelle

Les jardins de Majorelle rassemblent une collection de plantes rapportées des quatre coins du monde, qui s’épanouissent aux cotés de bassins élégants et de la villa Art déco. Les cendres d’Yves Saint Laurent sont dispersées dans ces lieux. À partir de ce lieu enchanteur, vous pourrez prendre l’une des nombreuses calèches de la ville pour vous rendre à la palmeraie ou une balade est incontournable. De la même façon, vous pourrez rejoindre la Ménara, l’un des lieux symboles de Marrakech. Cette élégante bâtisse, reconnaissable à ses tuiles vertes, est baignée d’un immense bassin. C’est ici que les Marrakchis viennent en famille chercher un peu de fraîcheur lors des journées les plus chaudes de l’année.

À votre retour dans la ville rouge, vous pourrez vous offrir une glace, une pâtisserie ou une boisson fraîche dans les établissements installés dans le Guéliz, la partie moderne de Marrakech. Boutiques de luxe, banques, salons de thé et terrasses de café : la ville rouge réconcilie passé prestigieux et dynamisme contemporain. Marrakech est une cité pleine de vie et d’ardeur, dont chaque facette révèle le dynamisme. Découvertes, rencontres, flâneries et souvenirs pittoresques ne manqueront pas de charmer le voyageur. Seule ombre au tableau : la mélancolie qui guette à l’heure du départ. Mais c’est pour mieux rêver à un retour prochain, et profiter encore de la douceur de la nuit, sur les terrasses, alors qu’un croissant de lune vient croquer des filaments de nuages…

À retenir

La cité impériale du Sud offre à ses visiteurs un patrimoine merveilleux et un décor marqué par les siècles. Pour une halte ou un long séjour.

Pour en savoir plus sur Marrakech, Connectez-vous sur www.marrakech.travel pour vivre une expérience inédite d’immersion
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Ouarzazate
Un décor de cinéma
Avant de pousser les portes du Grand Sud, l’étape de Ouarzazate s’impose. Découvrez les joyaux ancestraux d’une ville qui se développe et vit en cinémascope.
Construite en 1928, Ouarzazate est le point de départ des excursions dans le Grand Sud marocain. Mais cette ville étape est devenue au fil du temps une destination à part entière. Récemment rénovée, la kasbah de Taourirt en apporte la preuve. Cet ensemble de bâtiments en pisé ocre est classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. À noter la décoration de stuc et les plafonds en cèdre peints dans deux superbes pièces.
Silence, on tourne !

Depuis 1984, Ouarzazate est indéfectiblement liée au cinéma. Ses conditions climatiques, géographiques et économiques idéales, ont incité des studios à s’y installer. De Lawrence d’Arabie à Astérix et Obélix : mission Cléopâtre en passant par Un thé au Sahara ou Gladiateur, les décors de ces grosses productions se visitent.

Architecture traditionnelle
Impossible de quitter Ouarzazate sans se rendre à la kasbah de Tiffoultoute et au ksar de Aït Benhaddou. Ces remarquables exemples de l’architecture traditionnelle sont un avant-goût de la fameuse route des 1 000 kasbahs. L’impressionnant ksar (forteresse, ksour au pluriel), lui aussi classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, bénéficie d’une somptueuse vue panoramique sur la palmeraie, le reg et l’Atlas.

Les routes aux trésors
À partir de Ouarzazate, toutes les routes empruntées mènent aux merveilles du sud marocain. Vivez l’aventure et rencontrez des gens et une culture authentiques.
À l’est, la route des 1 000 Kasbahs

De Ouarzazate à Boumalne, s’étire la la vallée du Dadès. Aride, celle-ci est jalonnée de kasbahs et villages fortifiés uniques. À l’image de Tidrheste ou de Tiflit, il faut parfois savoir sortir de la route pour découvrir ces habitats berbères traditionnels en pisé. Une pause fraîcheur à la palmeraie de Skoura arrive à point nommé.

Après Tinghir arrivent les magnifiques gorges du Todra. Elles se resserrent à mesure que ses parois montent au-dessus de la tête (jusqu’à 300 m !). Une piste permet de rejoindre Boumalne via les gorges du Dadès. En fonction de la lumière du jour, la roche se teinte en rose, rouge, orange ou mauve. Au sud de Boumalne débute le djebel Sahro et ses 150 espèces de volatiles présents dans la vallée des Oiseaux. Le point de vue panoramique depuis le col de Tizi-n-Tazazert est extraordinaire.

Des roses jusqu’aux canyons
En prolongeant l’excursion le long du Dadès, l’on traverse le pays des roses, El Kelaât M’Gouna, où l’on fabrique l’eau de rose si précieuse pour le teint. Au mois de mai, toute la région fête cette fleur trois jours durant. Plus loin, s’ouvrent les gorges du Dadès avant celles du Todra et leurs falaises atteignant par endroits 300 m de hauteur.

Au sud, la route des Oasis

Vers le sud, s’étend la vallée du Drâa, qui irrigue sur près de 200 km une étroite oasis où poussent les dattes et le henné. Le ksar de Tissergate, l’un des ksour qui jalonnent la vallée, abrite le musée des arts et traditions où sont présentés de nombreux objets du quotidien et de l’artisanat berbère.
Aux portes du désert

M’Hamid est le point de départ des excursions sahariennes. À Tinfou, deux hautes dunes donnent un avant-goût du désert. Pour y être complètement, poursuivre à l’ouest de M’Hamid jusqu’aux dunes de Chigaga longues de 40 km et dont l’une d’elles peut atteindre 150 m.

À retenir

En plein essor, Ouarzazate constitue un lieu de séjour à part entière, entre cinéma et patrimoine : une halte reposante.
Kasbahs, oasis, déserts… Tous les éléments du Grand Sud sont ici rassemblés.
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Casablanca, L’architecture au fil des siècles
Avant de se fondre dans l’effervescence de la ville moderne, retour sur l’histoire de l’ancienne Anfa.

Les origines
Au milieu du XVIIIe siècle, le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah décide de relever les ruines de l’antique Anfa (la colline), petite ville berbère fondée au VIIe siècle. Toujours entourée en partie de ses remparts, l’ancienne médina fut la première localité de Casablanca. En la visitant avec ses méandres de ruelles et ses échoppes, on découvre l’ambiance traditionnelle et mille petits métiers.

Les années 30
L’autre visage de la ville apparaît au cours de la première moitié du XXe siècle. Casablanca devient la vitrine de l’architecture des années 30. Les quartiers éloignés sont reliés et organisés autour de la place de France, aujourd’hui devenue place des Nations-Unies et de la place Administrative, actuelle place Mohammed V. À 3 km du centre ville, le quartier des Habous est une création unique au Maroc : une nouvelle médina entièrement conçue selon le modèle traditionnel. Destiné à l’origine à loger la population rurale venue chercher du travail à Casablanca, ce quartier est représentatif de la capacité de la tradition à s’adapter parfaitement aux exigences de la modernité.

Casa aujourd’hui
Affaires, commerces, fêtes et dolce vita marocaine… Tout se passe à Casablanca ! Et son dynamisme est communicatif.

L’énergie de la modernité
La tradition architecturale de la capitale économique perdure avec l’inauguration, le 30 août 1993, de la mosquée Hassan II, l’une des plus grandes mosquées du monde avec ses 200 m de haut. La vie de la Casablanca moderne est à l’image trépidante du quartier de Mâarif. Cette ancienne zone pauvre située à l’ouest du parc de la Ligue arabe s’est transformée peu à peu en l’un des quartiers les plus en vue de la ville. La jeunesse dorée marocaine fréquente ces rues aux commerces de luxe et aux établissements branchés, dominés par les tours jumelles du Twin Center. Anfa, quartier chic de Casablanca, mérite aussi la visite. Plus en centre ville, le boulevard Mohammed V a conservé ses arcades sous lesquelles boutiques et restaurants s’alignent sur près de 2 km.

Le bord de mer
En fin de journée, allez faire un tour sur la corniche de Aïn-Diab, entre le phare d’El Hank et le marabout de Sidi Bou Abderrahmane, village seulement accessible à marée basse. Cette côte est l’annexe balnéaire de Casablanca. Des piscines et des plages publiques ou privées y sont aménagées. Venir là admirer le coucher de soleil et se rafraîchir en terrasse reste un grand classique.

Toutes les fins de semaine, les Casablancais aiment s’y retrouver. Plus tard dans la soirée, les discothèques poursuivent l’animation de cette ville qui ne dort jamais.

À retenir

Casablanca incarne le Maroc moderne qui cohabite harmonieusement avec son riche patrimoine, fruit d’une très longue histoire.

L’histoire entre Casablanca et l’architecture remonte au VIIe siècle. Un mariage heureux qui est sûrement à l’origine de l’énergie qui circule dans la capitale économique du Maroc.
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Rabat,Une capitale à vivre
Jardins, promenades, grandes avenues et festivals en tous genres : Rabat prend le temps de vivre pleinement.

Des monuments majestueux
Au bord de l’océan, Rabat, sobre et gracieuse, s’étire sereinement. La tour Hassan, toute en puissance, se découpe contre le ciel et domine une esplanade de piliers en marbre, vestiges d’une mosquée conçue au XIIe siècle pour que l’armée au complet du souverain Yakoub Al-Mansour puisse s’y recueillir. Sur cette même esplanade, le mausolée de Mohammed V est un véritable petit palais. Marbre, bronze et bois peints finement ouvragés surplombés par une coupole d’acajou percée de vitraux forment l’écrin des tombeaux royaux taillés dans un bloc d’onyx blanc ciselé, et reposant sur un dallage d’onyx et de granit bleu foncé miroitant comme de l’eau.

Une ville de contrastes
Au sud de la ville, les jardins de la place Méchouar vous offrent une promenade près du palais royal. Remontez vers le centre ville et prenez le temps de visiter le musée archéologique : il présente le fruit des fouilles de plusieurs sites archéologiques du pays, et notamment Volubilis. et Lixus. Toujours dans le centre, l’avenue Mohammed V est bordée d’immeubles Art déco. Cette partie de la ville, avec ses grands ensembles, ses larges avenues et ses espaces verts, côtoie harmonieusement l’ancienne médina.

Des festivals à foison
À Rabat, toute l’année est ponctuée de rencontres et de festivals très variés, témoignant d’un grand dynamisme culturel. Ainsi, en mai, la musique est à l’honneur lors du festival Mawazine des musiques du monde. Le festival international du Cinéma d’auteur se déroule en juin, et en novembre, place à nouveau à la musique avec le festival des Cordes pincées.
Une promenade hors du temps

Au-delà des remparts de la ville, d’autres murailles cachent un lieu enchanteur : ce vallon fertile, planté de figuiers de Barbarie, de palmiers et d’oliviers fut choisi par la dynastie des Mérinides au XIIIe siècle pour y abriter leur dernière demeure. Promenez-vous parmi les sépultures, à l’ombre des ruines d’un sanctuaire dont le minaret sert de refuge aux cigognes. Un peu plus loin, d’autres ruines d’un passé plus lointain encore : celles de Sala la romaine.

À l’abri des murailles
Océan, médina et kasbah des Oudayas font battre le cœur de la capitale marocaine.

Une médina étonnante
La muraille des Andalous, construite en pisé au XVIIe siècle, protège le sud de la médina. La vieille ville surprend par son tracé rectiligne, très différent des habituels dédales de rues. On peut y entrer par la porte Bab El Had où se tient le marché le dimanche. Là commence la rue Souika, la plus grande et probablement la plus animée de la médina. Elle mène à la Grande Mosquée et aboutit au souk Es Sebat, le marché aux chaussures, couvert de nattes de roseau et regorgeant de babouches par centaines, d’articles de maroquinerie et d’artisanat, ainsi que de bijoux en or et en argent.

Puis c’est la rue des Consuls, partiellement couverte par des verrières, où les artisans travaillent sous vos yeux et fabriquent tapis de haute laine, étoffes et cuivres. En remontant vers le nord, on s’approche de la porte des Oudayas.

La kasbah des Oudayas

Ce quartier forteresse a conservé ses vieux canons placés sur un bastion. Sa porte, belle et massive, est entièrement sculptée et l’une des tours abrite trois galeries d’art. Les façades blanches et bleues créent une ambiance très méditerranéenne. Ses rues pavées vous mèneront à la mosquée El Atiqa, la plus ancienne de la ville, puis jusqu’à la plate-forme de l’ancien sémaphore.

D’ici, comme de la terrasse du café Maure juste à côté, la vue sur Rabat, sa voisine Salé et la rencontre de l’oued Bouregreg avec l’océan est tout simplement splendide. Tout en haut, le palais des Oudayas, qui abrite aujourd’hui le musée national, a conservé ses ornementations d’origine, empreintes de sobriété et d’équilibre. Le jardin andalou à ses pieds est un havre de paix planté d’arbres fruitiers, de lauriers roses et de cascades de bougainvilliers.

À retenir

Derrière les murailles ocre rouge et orangé, la vieille ville garde bien vivantes toutes les traditions du Royaume.

Toute en sérénité et en raffinement, Rabat offre sa douceur de vivre aux promeneurs romantiques et aux amateurs de visites culturelles et festives.
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El Jadida, La nouvelle Mazagan
Avec ses murailles face à l’océan, l’ancienne cité portugaise est devenue aujourd’hui une station balnéaire de charme. Vieilles pierres et belles plages sont au programme.

La cité portugaise
Inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco , l’ancienne Mazagan est devenue El Jadida (la nouvelle) en 1815. Les Portugais édifièrent cette cité fortifiée munie de cinq bastions à l’origine. Seuls quatre subsistent encore aujourd’hui. Vous les découvrirez en empruntant un chemin de ronde parfaitement conservé. Le bastion de l’Ange offre une belle vue sur la ville, le port et la mer. Le bastion Saint-Sébastien possède une rude chapelle de l’Inquisition. Une rampe vous permet de descendre à la Porte de la Mer. Cette cale donnant sur l’eau avait servi à la fuite des Portugais en 1769.

En remontant la rue principale vous accéderez à la citerne portugaise. Tombée dans l’oubli, elle fût redécouverte par hasard en 1916. Un puits de lumière éclaire le centre de cette salle souterraine soutenue par cinq rangées de colonnes. Un beau décor où des films comme Othello d’Orson Welles ou Harem d’Arthur Joffé ont été tournés. En poursuivant la balade vous tomberez sur l’église de l’Assomption faisant face à une mosquée au minaret unique.
C’est probablement le seul pentagonal au monde.

Outre les belles, agréables et sécurisantes plages sur les côtes sud et nord d’El Jadida, se trouve à 17 km d’Azemmour, l’ancienne capitale du pays Doukkala, située à l’embouchure du fleuve Oum Errabia, réputé pour ses succulentes aloses (voisines de la sardine). Vous pouvez vous offrir une balade sympathique dans les rues anciennes de la médina.

À retenir
Très bien conservée, El Jadida est un décor historique et romantique parfait pour flâner et profiter de la mer.
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Le cœur de Fès
La médina est tout entière classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Promenade dans ses souks et ses ruelles, immuables depuis le Moyen Âge.

La médina
La découverte de l’une des plus grandes médinas du Maroc commence traditionnellement par la porte Bab Boujloud. Avec ses bois de cèdre et ses stucs sculptés, son décor de marbre et d’onyx, la vaste medersa Bou Inania est le premier monument visité. En suivant la rue Talaa Kebira (Grande Montée), vous passerez notamment par la zaouïa Tijani (une zaouïa est un sanctuaire d’une confrérie religieuse), le souk des luthiers pour arriver à la mzara (lieu de pèlerinage) de l’ancien souverain Moulay Idriss : c’est sur ce banc qu’il décida de bâtir la ville. Passés les vendeurs de babouches, voici la place En-Nejjarine et le souk des ébénistes.

D’ailleurs, le magnifique foundouk (caravansérail) ouvragé de cette place abrite le musée des Arts et Métiers du bois. Non loin, se trouve la kissaria (marché couvert et fermé la nuit) où bijoux et riches étoffes sont proposés. À côté, vous pourrez voir le lieu le plus visité et vénéré de Fès : la zaouïa de Moulay Idriss, fondateur de la ville.

Le quartier des tanneurs
La balade continue avec la place Es-Seffarine, la place des dinandiers, par laquelle vous rejoindrez le quartier des tanneurs avant de vous retrouver dans le quartier des Andalous avec sa mosquée et la medersa Es-Sahrij. La promenade s’achève à l’ancien palais Dar Batha. Son style arabo-andalou en fait aujourd’hui un musée incontournable. Consacré aux arts et traditions de Fès, l’endroit permet d’avoir une bonne vision d’ensemble de la production d’une ville réputée pour l’habileté de ses artisans .
Ce musée vivant fait également partie des lieux où se produisent les artistes pendant le festival des Musiques sacrées du monde qui a lieu chaque année en juin. Tout près, caché derrière de hauts murs blancs, le palais Moqri abrite des trésors de raffinement architectural. Comme pour prolonger le rêve, offrez-vous une nuit dans le palais Jamaï, l’ancienne demeure d’un riche vizir aujourd’hui transformée en hôtel.

Les medersas
La ville impériale est la capitale de la culture traditionnelle du Maroc. Berceaux du savoir, ses superbes medersas en sont le flamboyant symbole.

Des écoles
Une medersa est une école où est enseigné le Coran et toutes les matières classiques de la connaissance : mathématiques, grammaire, histoire, astronomie, médecine… Au Maroc, et plus spécialement à Fès, la fonction de la medersa est également d’accueillir les étudiants des autres régions. Généralement, elle s’organise autour d’une cour centrale dotée d’une fontaine. Les cours sont dispensés sous les riches arcades situées sur les côtés.

La plus ancienne université
La mosquée Karaouiyine est une des plus imposantes du Maroc. Elle abrite l’université considérée comme la plus ancienne au monde, fondée au milieu du IXe siècle, époque à laquelle les matières fondamentales étaient la théologie, la grammaire et le droit coranique. En face, la medersa El-Attarine est considérée comme la plus belle de la médina.

El-Attarine
Les Mérinides érigèrent ce chef-d’œuvre entre 1323 et 1325. Sa cour intérieure est magnifiquement décorée. Les murs sont couverts de sourates sculptées dans le bois ou le plâtre. La fontaine et les colonnes de marbre sont ornées de zelliges.

Bou Inania
Construite entre 1350 et 1357, c’est la plus grande de Fès. Dès l’entrée, magnifique avec ses lourdes portes aux vantaux de bronze ouvragé, vous serez impressionné par la profusion de faïences, le raffinement des plâtres et bois sculptés et des stalactites ciselés appelés mukarnas, la signature de l’architecture mérinide. La cour, en onyx et marbre, est surmontée d’un auvent de tuiles vertes typiques de Fès.

A retenir :
Les medersas de la médina restent les chefs-d’œuvre de l’architecture mérinide fassie.
Une journée ne suffira pas pour voir ne serait-ce qu’un échantillon des trésors de la médina.
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Essaouira, Beauté sauvage
Essaouira, c’est un Maroc insoupçonnable. Les remparts, le port, les mouettes qui virevoltent et crient dans le ciel, la plage immense, l’air marin pour parfum…

Ambiance marine
Grâce au vent du large, Essaouira bénéficie d’un air frais. En fin de matinée, ne ratez pas le spectacle coloré et vivant du retour des bateaux au port, avec leurs casiers pleins de poissons.

Offrez-vous un plaisir rare : grignoter des sardines grillées ou déguster un petit homard sur place. Leur fraîcheur est incomparable et l’ambiance à jamais gravée dans votre mémoire… Puis repassez par la porte Bab El Marsa pour revenir vers la ville.

Médina animée et bien protégée

La Sqala de la Kasbash, la plate-forme d’artillerie des remparts, offre depuis son bastion nord une vue incomparable sur la médina, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, sur la Sqala du port et sur l’océan. Quittez les vieux canons européens, et dirigez-vous vers les casemates qui donnent sur la rue. Les marqueteurs et les ébénistes parmi les plus fameux du Royaume y ont installé leurs ateliers. Ils travaillent le bois de thuya de Barbarie et méritent votre visite : leur travail est d’une rare délicatesse. Vous dénicherez sans peine l’objet qui symbolisera Essaouira pour toujours, une fois de retour chez vous. Place Moulay El Hassan, vous profiterez des nombreuses terrasses de cafés et de restaurants très animés.

Confrérie mystique et exotisme garanti
Les Gnaoua, descendants d’esclaves africains, pratiquent la transe, la conjuration et la guérison en jouant une musique syncopée qui s’accompagne de chants et de danses. Au début de l’été, Essaouira accueille depuis plus de dix ans un festival international très prisé mettant en valeur la musique gnaouie tout en faisant la part belle aux musiques du monde, au jazz et au blues.

Immense plage de sable fin
La plage d’Essaouira est un long ruban d’une dizaine de kilomètres bercé par la houle. Une immensité qui surprend et rassure par sa tranquillité. Dès les premiers pas sur ce sable immaculé, on se sent vivifié par l’air marin.
À retenir

Essaouira est un site captivant. Ses remparts, l’air marin, la plage immaculée ainsi que sa tranquillité vous laisseront un souvenir inoubliable.
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Agadir, Le soleil et la plage
La première station balnéaire du Maroc n’usurpe pas son titre. Une plage de sable fin de 10 km, et plus de 300 jours d’ensoleillement par an.

Bronzage et baignade
Avec son climat miraculeux, au minimum 300 jours de soleil par an, et sa longue plage de 10 km, Agadir possède les atouts pour réussir des vacances balnéaires. Agadir est membre du Club très fermé des Plus Belles Baies du Monde. Elle abrite une marina qui peut accueillir plusieurs centaines de bateaux de plaisance.
Bord de mer

La corniche aménagée permet désormais de flâner plus longuement sur le front de mer, un lieu de promenade prisé à chaque moment de la journée. Elle offre un panorama complet sur l’ensemble de la baie. Ne manquez pas une visite au port, en permanence très animé.
Ancienne kasbah

Détruite par le tremblement de terre de 1960, la kasbah n’a pas gardé ses remparts crénelés. Toutefois, ce site en hauteur réserve une vue complète sur la baie, le port et la ville nouvelle. Un enchantement au coucher du soleil, quand les lumières deviennent mordorées.
Nouvelle médina
Un peu au sud du centre ville, un lieu à découvrir avec ravissement : la nouvelle médina reconstituée à partir des années 90 par l’architecte italien Coco Polizzi. Urbanisme soigné, artisanat, restaurants. Une belle réussite, originale et audacieuse, où l’âme marocaine subsiste encore. Le souk aux bijoux et le café maure valent plus que le détour.
A retenir :

Visionner la plage d’Agadir en direct: webcam agadir
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Meknès, Patrimoine et simplicité
Meknès est une capitale impériale attachante où il fait bon vivre. Malgré la richesse de son patrimoine historique, elle a conservé la simplicité de ses origines.

Splendeur alaouite
Au XVIIe siècle, le sultan alaouite Moulay Ismaïl décide de faire de Meknès l’une des plus belles et des plus puissantes cités impériales du Maroc. Aujourd’hui encore, protégée par une quarantaine de kilomètres de murailles, elle a conservé d’imposants monuments, dont de nombreuses mosquées qui lui valent le surnom de « ville aux cent minarets ».
Parmi elles, la Grande Mosquée, probablement fondée au XIIe siècle, est remarquable par ses portes aux beaux auvents sculptés. Sa médina et les vestiges du palais royal ont valu à Meknès d’être classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.

La ville est toujours prospère, profitant des cultures de la riche plaine du Saïs (céréales, oliviers et vignes).

Portes et palais
Considérée comme l’une des plus belles portes du monde, Bab Mansour fut construite au début du XVIIIe siècle. Elle ouvre sur la ville impériale proprement dite, où une visite du mausolée du sultan reste une curiosité. Vous pouvez aussi méditer au bord du bassin de l’Agdal, immense réservoir rectangulaire.
Marchés et places animées

Meknès possède l’une des médinas les plus courues du Maroc. La place El-Hedime, exactement située entre la vieille ville et la partie impériale de la cité, abrite le marché couvert et s’anime au crépuscule : cracheurs de feu, conteurs, montreurs d’animaux et bateleurs créent une ambiance des plus dépaysantes.

Culture traditionnelle
Le musée régional d’ethnographie, installé dans le palais Dar Jamaï, s’articule harmonieusement autour d’un superbe jardin andalou. Broderies au fil d’or, faïences et bijoux anciens donnent un aperçu exhaustif des splendeurs passées du Royaume.

Ruines romaines
À 31 km au nord de Meknès s’étend le plus vaste site archéologique romain du Maroc : Volubilis. Arc de triomphe, capitole, maison de Bacchus, tout témoigne du faste de la cité et de son poids économique et politique. Sans oublier la délicatesse émouvante des mosaïques. Comptez un minimum de deux heures pour découvrir ce trésor à ciel ouvert.

À retenir
Meknès est devenue une cité impériale au XVIIe siècle. Le règne de Moulay Ismaïl a fait comparer les fastes de Meknès à ceux de Versailles.
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Taroudant, La petite Marrakech
L’ancienne capitale du Souss ressemble à sa grande sœur avec ses beaux remparts et ses souks animés et superbement achalandés.

Chargée d’histoire
Tout comme Marrakech, Taroudant possède d’imposants remparts en pisé, ornés de tours carrées. Une promenade de 7 km en calèche tout autour permet d’en découvrir les cinq portes, Bab El-Kasba étant la principale et la plus majestueuse. L’excellent état des murailles crénelées impose le respect. De grands jardins fruitiers entourent la cité. Sa médina et ses souks sont très animés. La profusion d’articles de décoration, de bijoux, de tapis et autres antiquités est hallucinante.

Les environs
Entourée de montagnes, le Haut Atlas au nord et à l’est et l’Anti-Atlas au sud, Taroudant est au cœur d’une vallée fertile. À 30 km au sud-est, perché sur un piton rocheux, le village de Tiout surplombe une palmeraie qui rappelle celle de Marrakech. Les ruines d’une ancienne kasbah transformée en restaurant touristique, dominent le site. Du haut de ce piton, une vue exceptionnelle s’offre sur le Haut Atlas et la vallée du Souss. Pour la petite histoire, Fernandel tourna Ali Baba et les quarante voleurs en 1954 dans cette palmeraie.

Spécialités locales
En plus d’être spécialisée dans l’artisanat berbère et les objets en argent, la ville de Taroudant est réputée pour sa tannerie. Il est aisé de le comprendre en visitant le souk des tanneurs. Une quarantaine d’artisans travaillent sous vos yeux des peaux de moutons, de chèvres mais aussi d’autres animaux plus exotiques. Côté agricole, les environs d’Amagour, joli village situé à 32 km au sud de Taroudant, sont couverts d’arganiers. L’huile d’argan, utilisée en cosmétique et en cuisine, est donc omniprésente dans la région. Tout comme le précieux et recherché safran tiré de fleurs dont les champs qui s’étendent autour de Taliouine vous émerveilleront.
À retenir

Fièrement bâtie, comme ses superbes murailles,Taroudant rassemble les qualités d’une grande et belle cité chargée d’histoire mais bien ancrée dans le présent.
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Dakhla, Jouez les Robinsons des sables
Sur la côte Atlantique, dans le Grand Sud, il existe une baie magique. Entre dunes et vagues, vivez en osmose avec une nature pleine de secrets.
Un décor sublime
Lagune de Dakhla

À l’embouchure du Rio de Oro, Dakhla fut fondée en 1884 par les Espagnols. À l’époque, elle s’appelait Villa Cisneros. Ce petit port de pêche est au bord d’une magnifique lagune aux eaux turquoise. En plus d’accueillir des milliers d’oiseaux migrateurs dont des colonies de flamants roses, la baie héberge la plus grande population mondiale de phoques moines.
Ses eaux sont également fréquentées par des raies et des dauphins à bosse. La grandiose Punta Sarga, à l’extrémité sud de la presqu’île est le site préconisé pour les observer.

De drôles d’occupations
Considéré par les champions de surf comme l’un des plus beaux spots du monde, l’endroit est idéal pour tous les sports de glisse sur l’eau… mais aussi sur les dunes de sable ! Pour se sentir en communion avec la nature, il est possible de dormir sous les tentes khaïmats (habitat collectif traditionnel du désert) dans un surf camp.
La douche d’eau sulfureuse à 38° C de la source thermale d’Asmaa est à essayer : elle est réputée excellente pour la peau, les troubles respiratoires et les os. La lagune du Rio de Oro est également l’une des zones les plus poissonneuse au monde. La star de l’endroit est la courbine (appelée maigre en France). En surf casting, c’est à dire en pêchant les pieds au bord de l’eau, il est possible d’attraper des poissons pouvant mesurer jusqu’à 2 mètres et peser jusqu’à 80 kilos

À retenir
Dakhla et sa baie font encore partie de ces rares endroits de la planète où l’homme est en symbiose avec les éléments d’une nature préservée.
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Safi, Balade au pays des potiers
Du front de mer au Kechla, remontons le temps et l’histoire à la découverte de la belle Safi, une des capitales marocaines de la céramique.

Balade au pays des potiers
La promenade pourrait commencer au château de la Mer ou Ksar El Bah. Un bastion carré bâti au bord de l’eau au XVIe siècle par les Portugais, dont la présence dura à peine cinquante ans. En passant les remparts, on pénètre dans la médina par la rue du Souk. Avec la place de l’Indépendance, c’est l’endroit le plus animé de la ville. Jalonnée d’échoppes, toutes les corporations artisanales y sont représentées.

Au niveau de la Grande Mosquée, un chemin mène à la Chapelle portugaise. Elle fut aménagée en 1519 au centre du chœur de l’ancienne cathédrale. Au bout de la rue des Forgerons, le quartier des potiers occupe la colline sur la gauche. Sa terre contient une argile exceptionnelle qui est à l’origine de la réputation de Safi. Une visite à l’école de la coopérative permet de suivre les différentes étapes de la fabrication des poteries. Pour en savoir plus, ne surtout pas faire l’impasse sur la Kechla.

Cette massive forteresse portugaise aux tours crénelées offre un joli panorama sur la ville et la mer. Après une porte monumentale donnant sur un méchouar (une place), on arrive aux bâtiments du musée national de la Céramique. La céramique fut introduite par un potier de Fès en 1875. Celle de Safi, reconnue au niveau international, se distingue par sa couleur bleue et ses pièces de toutes formes très demandées.

À retenir
Réputée au Maroc et dans le monde pour la qualité de ses poteries en céramique, Safi est aussi une petite ville chargée d’histoire au bord de la côte atlantique.
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Source:
http://www.visitmorocco.com/index.php/fre/Accueil

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